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AVOIR ET ÊTRE
Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.
Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.
Bien qu'opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.
Ce qu'Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l'avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s'est fait avoir.
Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu'Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.
Pendant qu'Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.
Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu'Être, un peu dans la lune
S'était laissé déposséder.
Avoir était ostentatoire
Lorsqu'il se montrait généreux,
Être en revanche, et c'est notoire,
Est bien souvent présomptueux.
Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu'Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.
Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l'esprit..
Le verbe Être est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix.
Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.
Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.
Le verbe Avoir a besoin d'Être
Parce qu'être, c'est exister.
Le verbe Être a besoin d'avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.
Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.
Joli non ?
Panda toujours là 
Hors ligne
Dans un magasin je me suis retrouvée dans l'allée des jouets.
Du coin de l'oeil, j'ai remarqué un petit garçon d'environ 5 ans,
qui tenait une jolie poupée contre lui.
Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui.
Je me demandais à qui était destinée la poupée.
Puis, le petit garçon se retourna vers la dame près de lui :
- ' Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous ? '
La dame lui répondit avec un peu d'impatience :
' Tu sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter '.
Puis sa tante lui demanda de rester là et de l'attendre quelques minutes,
puis elle partit rapidement.
Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains.
Finalement, je me suis dirigée vers lui et lui ai demandé
à qui il voulait donner la poupée.
- ' C'est la poupée que ma petite soeur désirait plus que tout pour Noël,
elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait '.
Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter, il me répondit tristement:
- ' Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite soeur se trouve maintenant...
Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle la lui apporte '.
Il avait les yeux tellement tristes en disant cela.
- ' Elle est partie rejoindre Jésus.
Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi,
alors j'ai pensé qu'elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite soeur'.
Mon coeur s'est presque arrêté de battre.
Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit:
- ' J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite.
Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin '.
Puis il m'a montré une photo de lui, prise dans le magasin,
sur laquelle il tenait la poupée en me disant:
- 'Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle,
comme ça, elle ne m'oubliera pas .
J'aime ma maman et j'aimerais qu'elle ne me quitte pas,
mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur'.
Puis il baissa la tête et resta silencieux.
Je fouillais dans mon sac à mains, en sortis une liasse de billets
et je demandais au petit garçon :
- ' Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûrs ?
- ' OK ' , dit-il, ' Il faut que j'en ai assez '.
Je glissais mon argent avec le sien et nous avons commencé à compter.
Il y en avait amplement pour la poupée et même plus.
Doucement, le petit garçon murmura :
- ' Merci Jésus pour m'avoir donné assez de sous '.
Puis il me regarda et dit:
- 'J'avais demandé à Jésus de s'arranger pour que j'ai assez de sous pour acheter
cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma petite soeur.
Il a entendu ma prière.
Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman,
mais je n'osais pas lui demander.
Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche.
Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches...'
Quelques minutes plus tard, sa tante revint,
et je m'éloignais en poussant mon panier.
Je terminais mon magasinage
dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé.
Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon.
Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal quelques jours auparavant
qui parlait d'un conducteur en état d'ivresse
qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille.
La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée.
La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur.
Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon ?
Deux jours plus tard, je lus dans le journal que la jeune femme était morte.
Je ne pus m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et
de me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame.
Elle était là, tenant une jolie rose blanche dans sa main,
avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin.
J'ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours.
L'amour que ce petit garçon éprouvait pour sa maman et sa soeur était tellement grand,
tellement incroyable et en une fraction de seconde, un conducteur ivre lui a tout enlevé...
Panda toujours là 
Hors ligne
Merci Panda pour cette petite histoire.
Tu es une mère formidable pour Rudy et moi-même et une femme adorable
pour les personnes qui sont dans ton entourage.
Bisous, ton fils Thierry
La Cuisine est une chose merveilleuse qui ne demande qu'à être partagée. Tous les plats ne sont que des idées, mais toutes les idées peuvent devenir des plats...
C'est un jeu qui consiste à se laisser guider dans un voyage culinaire dont je ne connais ni le début ni la faim...
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